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CHOISIR POUR MIEUX RÉ-INVENTER

By 26 février 2017 avril 4th, 2018 No Comments

Le seul mauvais choix est l’absence de choix
Amélie Nothomb

Un des grands avantages d’être travailleur autonome est de pouvoir gérer son temps… c’est un cadeau, et un défi permanent. L’attraction de la distraction, tout comme le dépassement du nombre d’heures de travail « raisonnablement humain » dans une journée nous guettent tous les jours.
Personnellement, la vie m’a appris que plus le travail, et le stress monte, plus je dois ralentir. Cela peut sembler paradoxal et pourtant…
Arrivée à un certain point de fatigue, plus j’ai la sensation que le temps me manque, plus mes priorités se mélangent et ma capacité d’efficacité diminue.
Pour vous aussi peut-être ?

Schématiquement, ça ressemble à quelque chose comme ca :
stress et efficacité

Je pense souvent à l’adage du vieux sage chinois :

« Si tu as le temps, médite 20mn. Si tu manques de temps, médite 2h »

J’ai une bonne capacité à faire l’inverse de ce qui semble logique…
Donc, devant mon incapacité à tout faire rentrer dans une journée : j’ai décidé d’en faire moins.
Inverser la courbe.
Ralentir le processus.

De toutes facons, visiblement, continuer à rouler et à en faire trop n’amène pas à arriver à tout faire. Donc il faut changer un ingrédient dans la recette.
Une autre phrase que j’aime beaucoup et celle d’Einstein :

la définition de la folie, c’est de refaire toujours la même chose, et de s’attendre à un résultat différent

J’ai donc appliqué le vieil adage à ma semaine de travail : en prenant une semaine sans rendez-vous.
Et pas juste une à part de ça, une pour moi par mois.
La dynamique que je planifie de mettre en place est la suivante : 3 semaines de rdv, une semaine de pause.
Une semaine par mois pour lire, s’inspirer, écrire, faire les paperasses, faire avancer les projets.
Faisons un bref calcul : je travaille 6 jours par semaine, à une moyenne de 9h par jour. Ma nouvelle organisation (théorique à ce moment là), donne donc 54h de «travail libre » dans un mois. Un mois, ça fait quand même 732 heures.
732 heures.
Comment peut-on si massivement tous manquez de temps. Il y en a, non ?
Bref, laissons les maths de coté, le but de ma démarche « test » est de prendre du temps, de faire baisser la pile du « à faire », vous savez celle qui fait monter la ligne bleue ?

Et une semaine plus tard… le bonheur! La sensation d’avoir repris du contrôle sur ma vie, mes pensées, ma fatigue. J’ai enfin pu mettre mes idées sur le papier, je ne vivrai pas ma prochaine semaine avec la sensation que je vais en oublier, que ca risque de « tomber entre les craques ».
Est-ce que cela a suffit à tout remettre sur les rails ? Non ! Mais j’ai lâché du lest, et ça va profondément m’aider à mieux continuer.

L’idée de fond de cette expérience est de se libérer des attaches inutiles, de laisser aller cette croyance que si je manque de temps, je n’ai qu’à travailler mieux et plus.

Trop souvent nous laissons notre stress nous influencer. Il choisit pour nous et nous prive d’une de nos plus puissantes capacités : celle d’écouter ce dont nous avons vraiment besoin pour aller mieux.

Et vous, dans votre écologie, dans votre organisation, que pourriez-vous faire différemment? Si vous preniez une micro-décision maintenant, ça serait laquelle ?

Food for thoughts : http://www.ted.com/talks/laura_vanderkam_how_to_gain_control_of_your_free_time

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