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La charge mentale – les dragons

By 14 septembre 2021 septembre 15th, 2021 No Comments
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Tssssé, quand on en a juste TROP !

As-tu déjà eu cette sensation que tout se mélange dans ta tête, d’avoir l’impression que de la vapeur te sort par tes oreilles tellement tu as de choses à penser et à gérer ? 

Tu sais, ce genre de moment où on commence une activité qu’on ne finit pas, qu’on arrive dans une pièce de la maison pour venir chercher quelque chose, et une fois dans celle-ci…. Le blanc total “Mais qu’est-ce que je venais faire ici déjà ?!!”. Oubli total.

Toutes ces pensées qui roulent en permanence de notre tête, celles en lien avec le poids du foyer, du travail, des amis, des amours et du reste… Ça a un nom. C’est ce qu’on appelle la charge mentale.

C’est comme un mille-feuille de pensées qui continue sans cesse de rajouter des couches les unes sur les autres. Nous avons en moyenne 60 000 pensées par jour… 98% de ces pensées sont les mêmes que celles d’hier !  

À la longue, c’est une fatigue mentale et morale qui vient s’installer et notre qualité de présence pour nos proches se détériore. 

On fait des listes, et des listes de listes.
On court. Efficacité, quand tu nous tiens !

Et si au lieu de regarder le problème, on jasait « Solutions ! » 

Comment fait-on pour diminuer cette charge mentale ? 
La première erreur, la plus commune, est d’essayer de la noyer par la distraction, le mode “RIEN FAIRE”, format « relaxation totale »  sur le canapé. Le plus souvent, ce mode s’accompagne d’une bonne série ou d’un film « qui fait pas réfléchir ». Et puis pour la tête… C’est tout sauf relaxant !!
Certes, la conscience, le focus s’arrête ou se freine momentanément, mais pour le reste du mental : aucun changement, bien au contraire ! Il continue de carburer sur toutes la liste des choses à faire !

Pour se détendre, notre mental a besoin de calme. De lenteur. De silence.
L’idéal est de faire des activités contemplatives, de se mettre dans un état d’observation dans le silence, la nature ou les passants, afin d’atténuer le flux de nos pensées et de retrouver un état de quiétude.

 

Et les dragons dans tout ça? 

Qu’est-ce que j’appelle un dragon ? Ce n’est pas, malheureusement, un animal métaphorique de taille disproportionnellement grande. Ni même un mammifère ailé qui crache du feu ou de la glace.

Ici, le dragon, c’est un gros morceau de pensée, qui prend beaucoup de place dans notre charge mentale et qui consomme une masse d’énergie colossale en nous !
Mais le dragon a une autre propriété inconnue : on ne sait pas qu’il existe ! Il est caché. Il est lourd, il est présent. Parfois, on sait qu’il est là mais on ne connaît pas exactement sa nature, ses propriétés. Il fait un peu peur, on l’évite.

Le dragon, c’est cette conversation qu’on repousse. Cet élément fatigant de notre vie auquel on évite de penser. C’est ce sujet qu’on pense « être OK », « on va être capable, c’est pas si important ».

C’est pas si important… sauf pour une grande partie de vous, plutôt inconsciente qui en porte le poids. Cet élément pas réglé, ce dragon, va vous rendre plus réactif, plus émotif, moins conciliant, moins patient et progressivement, sans vraiment que vous vous en rendiez compte, il va limiter votre capacité d’agir et de réussir…

La charge mentale, elle, vient ajouter du poids sur nos épaules, elle crée du stress, de la fatigue, de la culpabilité puis de la mauvaise humeur, de l’impatience…

Le dragon, lui, crée de la procrastination. Ce sont ces moments qui viendront te distraire dès que tu souhaites commencer une activité, une tâche. 

Par exemple :

  • un appel téléphonique qu’on aurait pu laisser aller sur la boite vocale
  • un courriel qui rentre qui n’est pas si urgent que ça
  • un colis qui arrive pour lequel on aurait pu attendre plus tard pour l’ouvrir
  • l’envie soudaine d’arroser nos plantes
  • etc.

Bon, maintenant que cet aspect est démystifié : on fait comment ? Parce que, c’est bien connu : on ne tue pas un dragon ! On va le chercher et on le démasquer ! On va le chercher et le faire sortir dans sa caverne (c’est-à-dire toi !).

Le dragon peut être un dossier difficile à compléter, une discussion que tu dois avoir, mais que tu redoutes, une augmentation à demander à ton patron… Il te faut connaître quel genre de dragon tu as affaire avec, afin de savoir quelles sont les connaissances dont tu vas avoir besoin pour le faire sortir.

 

Voici quelques étapes pour laisser aller ton dragon :

  • La 1re chose à faire pour partir à la chasse aux dragons, c’est de se regarder aller. S’écouter. S’entendre. Se voir fonctionner. À quel moment procrastines-tu ? À quoi refuses-tu de penser? Y a-t-il un sujet de conversation que tu repousses sans cesse ?
  • Ensuite, demande-toi s’il te manque quelque chose afin de pouvoir accomplir cette tâche ? Des connaissances ? De l’information ? Du temps ? Par exemple, as-tu vraiment préparé ce dont tu avais besoin pour demander cette augmentation ou avoir cette conversation ?
    Ensuite, tu vas voir, très naturellement, tu vas pouvoir régler ce qui te limitait et aller de l’avant.

 

Prends le temps de t’observer et de noter à chaque fois où tu changes de sujets ou d’activités. Ce sont les moments où tu décides de ne plus te mettre à faire cette tâche. 

Et lorsque tu démasques ton dragon, et que tu arrives à finaliser cette activité, tu vas ressentir un grand soulagement, une grosse vague d’énergie, qui va te permettre d’aller plus loin dans tes projets. 

Ça s’appelle “prendre le temps d’aller plus vite”, et c’est très efficace ! 


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